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Initiation à la recherche

Du byssus à l’artefact

Initiation à la recherche pour les étudiants de 4è année design de l'ESADSE
En partenariat avec Médithau Marée SA
Octobre 2011 - Février 2012

Amorce

L'atelier Du byssus à l'artefact mené en partenariat avec l'entreprise Médithau Marée SA, propose d'initier les étudiants de 4e année design de l'ESADSE à la méthodologie de recherche de la Cité du design par une réflexion sur la conception d'artefacts à partir d'un matériau-déchet: le byssus

Résumé de l'atelier de formation

Objectifs
Mené en partenariat avec l'entreprise Médithau Marée SA, l'atelier Du byssus à l'artefact est un semestre de réflexion, d'expérimentation, de conception à partir de la matière byssus. Il s'agit pour les étudiants de s'initier à la méthodologie de recherche de la Cité du design (état de l'art/ étude des usages/ laboratoire de conception) en interrogeant et en expérimentant une démarche de conception à partir d'un matériau-déchet : le byssus. Il s'agit in fine de proposer une seconde vie à ce matériau en imaginant des objets, des services, des environnements, des filières de revalorisation innovants.

Contexte
« Bientôt j'eus revêtu mes vêtements de byssus fabriqués avec les filaments lustrés et soyeux qui rattachent aux rochers les jambonneaux, sortes de coquilles très abondantes sur les rivages de la méditerrannée. Autrefois, on en faisait de belles étoffes, des bas, des gants car ils étaient à la fois très moelleux et très chauds. »
Jules Verne, Vingt-mille lieues sous les mers, 1870


Médithau SA est une entreprise conchylicole française située dans le bassin de Thau dans l'Hérault. Employant quarante-cinq salariés, elle produit quatre mille tonnes de coquillages par an réparties entre culture d'huîtres et culture de moules. Principal fournisseur français des grandes chaînes de distribution et de restauration, elle se distingue par sa politique d'innovation et de production durable. L'activité conchylicole de Médithau s'accompagne de la production de sous-produits spécifiques appelés « déchets conchylicoles ». Le byssus (du grec bussos : lin fin) désigne l'ensemble des fibres sécrétées par la glande dite « byssogène » de certains mollusques bivalves (les moules) pour leur permettre d'adhérer au substrat et résister au balayage des vagues. Cette matière figure parmi les principaux déchets issus de la culture de la moule bleue (Mytilus Edulis) commercialisée en Europe à des fins alimentaires. À titre d'exemple, les conchyliculteurs du bassin de Thau en extraient chaque année près de quarante tonnes qui aujourd'hui stockées et en attente d'une filière de revalorisation.

Problématique
« On a ignoré l'ombre du développement industriel. On a ignoré que les produits de vidange du progrès pouvaient s'accroître et devenir produits principaux, de plus en plus difficilement éliminables, tandis que les produits principaux bénéfiques pouvant se réduire et n'être plus que des sous-produits. »
Edgar Morin, Où va le monde ?, 2007

Dans le cycle de vie d'un produit, la matière première joue un rôle central. Même s'il ne résout pas toutes les contraintes de l'éco-conception d'un produit, le choix d'un matériau gouverne le processus industriel, le traitement de surface, les finitions, les méthodes de mise en oeuvre, de recyclage, etc. L'impact d'un matériau est donc majeur. Dans ce contexte, la récupération des déchets issus de l'industrie ou des ménages et leur valorisation en matière première peut-être à l'origine même de la conception de produits. Cette démarche créative n'est pas nouvelle - les designers et les artistes s'en sont emparée depuis de nombreuses années - mais, elle trouve un écho grandissant dans un contexte environnemental toujours plus préoccupant. Néanmoins que veut dire concevoir (objets, services, environnements, etc.) à partir d'un matériau déchet ? Quel est l'impact sur le processus de design ? À chaque étape de la chaîne de production ? Quels nouveaux artefacts et usages découlent de cette démarche de conception ?

Déroulé de l'atelier
Quatre grands temps ont structuré l'atelier de formation:

1. La visite de l'entreprise Médithau Marée SA à Marseillan (Étang de Thau)
Journée de rencontre et d'échanges avec Florent Tarbouriech, directeur et Jean-Jacques Thibaut, directeur du développement. Présentation des activités de l'entreprise, visite des locaux, collecte de byssus.

2. La réalisation de l'état de l'art Design et déchets
L'état de l'art recense les expériences, les pratiques, les initiatives les plus innovantes dans le champ du design, de l'art, de l'architecture, des techniques, etc., en matière de traitement des déchets et de leur réemploi (produits, objets, services, usages émergeants, stratégie d'entreprise, objets, processus, etc.).

3. Les expérimentations matière avec le byssus
Cette phase a abouti sur la production d'un cahier d'expérimentation recensant une centaine d'échantillons de matière. Chaque échantillon est décrit de manière synthétique : ingrédient, process, constat, image.

4. L'atelier de conception et de réalisation
La phase de conception et de réalisation a permis de mettre en évidence dix pistes de revalorisation du byssus :

Bourriche Byssus, (packaging d'huîtres) Pierre Brunet Vogel
Molusco, papier-byssus (papier), Paula Cermano
Gant de byssus (gant de protection), Benoît Sorin
Écrin de byssus (packaging et galette de cuisson), Julien Lizé
Biomimétisme et byssus (design d'information), Romain Le Liboux
Cosmétiques Byssus, (gamme de soins cosmétiques), Nora Hammouti
Byssuserie (gamme de produits alimentaires), Aymeric Jaffray
Bys'surf (planche de surf), Axelle Paquelet
Byssus en tête (gamme de couvre-chefs), Moreau Xavier
Byssuschair (chaise, objet manifeste), Charlotte Faucon


Équipe du projet


Étudiants (4e année ESADSE option design):
Pierre Brunet-Vogel
Paula Cermano
Charlotte Faucon
Nora Hammouti
Aymeric Jaffray
Romain Le Liboux
Julien Lizé
Xavier Moreau
Axelle Paquelet
Benoît Sorin

Équipe encadrante ESADSE
Rodolphe Dogniaux, designer, enseignant
Bruno Moretti, designer, intervenant

Équipe encadrante Cité du design
Marie-Haude Caraës, directrice de la recherche et l'expérimentation
Claire Lemarchand, designer, chargée de recherche

Équipe interlocuteurs de Médithau Marée SA
Xavier Longueras, designer
Florent Tarbouriech, directeur
Jean-Jacques Thibaut, directeur du développement
Initiation à la recherche

Modules énergétiques urbains, Atelier créatif

Saint-Étienne, 2009

Résumé de la recherche

De nombreuses fonctions de l'espace public (information, éclairage, bornes de recharges, etc.) consomment de l'énergie tirée du réseau. Dans un triple souci de lissage des courbes de charge du réseau (problématique énergétique), de développement des énergies renouvelables (problématique d'intégration) et d'accompagnement de nouveaux usages plus éco-efficaces (problématique sociétale), la Cité du design et EDF design ont proposé de mener un atelier créatif sur les modules énergétiques urbains. L'objectif de cet atelier créatif est de concevoir des systèmes autonomes, voire excédentaires dans la production d'énergie en favorisant l'accélération de comportements collectifs et individuels plus responsables et soutenables en matière de consommation d'énergie. Cet atelier créatif s'est déroulé durant cinq jours et a réuni des groupes de travail pluridisciplinaires composés d'étudiants en design, d'étudiants ingénieurs, d'architectes ou encore de sociologues. À l'issue de cet atelier, chaque groupe est arrivé à un scénario qui propose de repenser la distribution et la consommation d'énergie en milieu urbain.

L'atelier créatif

Du 23 au 27 février 2009
L'atelier créatif modules énergétiques urbains s'est basé sur trois pistes de réflexion pour commencer à imaginer des scénarios qui répondent à de nouvelles façon de consommer, distribuer et répartir l'énergie en milieu urbain :
- Les moyens de production (en privilégiant le recours aux énergies renouvelables) et/ou récupération et/ou recyclage de l'énergie électrique ;
- Des modules possédant un ou des usages complémentaires à la production d'énergie et pertinents dans l'espace public (génération d'éclairage, chauffage, rafraîchissement, humidification, échanges, information, expression artistique, etc.) ;
- Des modules destinés prioritairement à l'espace public (jardins, places, murs, routes, etc.) pouvant exister éventuellement dans les zones communes d'habitats collectifs et les jardins des particuliers.

L'équipe de recherche

Nathalie Arnould, design manager au service des collectivités
Marie-Haude Caraës, politologue, (direction scientifique)
Cédric Carles, intervenant, observateur et rapporteur (Atelier 2Cé, Suisse)
Philippe Comte, designer, co-fondateur de l'agence Guliver, co-directeur de recherche en design
Blandine Favier, architecte, pôle Recherche Cité du design
Guillaume Foissac, ingénieur chercheur, EDF Design
Claire Lemarchand, designer, pôle Recherche Cité du design
Gilles Rougon, design manager EDF Design
Stéphane Villard, designer, EDF Design

Les participants de l'atelier créatif :

École supérieure des mines de Saint-Etienne : 8 étudiants de 3e année option éco conception
École nationale supérieure d'architecture de Saint- Etienne : 7 étudiants de 5e année
Master espace public : 8 étudiants (2 géographes, 1 urbaniste, 1 sociologue, 2 designers, 1 architecte, 1 paysagiste)
École supérieure d'art et design de Saint-Etienne : 2 étudiants du post-diplôme Design et Recherche et 7 étudiants de 3e et 5e année
École nationale supérieure de création industrielle, Paris: 1 étudiant (actuellement en phase diplôme autour de l'énergie)
École doctorale de l'université Jean Monnet de Saint- Etienne : 2 doctorants en sociologie

Groupes de travail de l'atelier créatif

Groupe 1
Jean-Sébastien Poncet (designer)
Lucile Schrenzel-Pasin (designer)
Thibaud Maugard (architecte)
Elsa Léautaud (sociologue)
Berrera Merida Carolina (ingénieur)

Groupe 2
Marguerite Davault (designer)
Muriel Poncet (architecte)
Zhaobin Hu (paysagiste)
Barbier Sébastien (ingénieur)

Groupe 3
François Mangeol (5e année design)
Christine Moriaud (architecte)
Adeline De Vito (géographe)
Hajjaji Fatima (ingénieur)

Groupe 4

Jennifer Julien (designer)
Gaëlle Barry (architecte)
Nadja Victor (géographe)
Lee Tae Hwa (ingénieur)

Groupe 5
Céline Forestier (designer)
Bénédicte Malcuit (architecte)
Jiali Zhao (designer du milieu)
Luo Ying (ingénieur)

Groupe 6
Jean-Baptiste Durand (designer)
Yi Xun (designer)
Claire-Sophie Hoffmann (architecte)
Marouf Nabil (ingénieur)
Marie-Claire Bonnefous (sociologue)

Groupe 7
Aude Messager (designer)
Marine Prisset (designer)
Eve Roche-Ferret (architecte)
Richet Paul (ingénieur)

Groupe 8
Claire Lemarchand (designer)
Julien Bouvard (designer)
Sallot Pierre (ingénieur)
Othmane Fouil (sociologue)

Les intervenants

EDF Design : S. Villard, G. Foissac, G. Rougon
Eifer, institut européen de recherche sur l'énergie: M. Peter, A. Koch
Direction de l'urbanisme de la ville de Saint-Etienne : P. Montagnon
Service éclairage de la Ville de Saint-Etienne : R. Bonnier
EPASE: S. Chambe
Cellux, entreprise stéphanoise d'éclairages : G. Celdran
Atelier 2cé : C. Carles, designer de modules énergétiques
Cité du design : N. Arnould (actions territoire et développement durable)
Initiation à la recherche

Le repos en centre d’appel

Centre d'appel téléphonique Orange FT de Vivier Merle, Lyon.
2009

Amorce

En juin 2009, France Télécom Orange lance une réflexion sur le repos, la récupération, la détente au travail et fait appel à la Cité du Design. Appliqué au centre d'appel de Vivier Merle de Lyon, cette étude vise à développer un ensemble de solutions permettant aux salariés de France TélécomOrange de trouver, dans leur environnement de travail, des moyens de se détendre et/ou de se reposer. La cité du design a missionné Marie Virginie Berbet pour réaliser cette étude en opérant tout d'abord par une phase d' « immersion » dans le centre d'appel de Merle-Vivier. À partir des données recueillies une analyse des usages sur le site a permis d'élaborer des axes de recherches comme base de travail pour un workshop réalisé avec les élèves de l'ESADSE.
Cette phase de travail a ensuite permis de produire des scénarios qui esquissent le contenu de propositions en termes d'usage, d'activité réalisée, de bénéfice ambitionné ainsi que de support (objet et/ou espace), ainsi que des lieux et moments de sa réalisation. Les propositions, réalisées par les étudiants et par Marie-Virginie Berbet, sont élaborées pour être soumises aux équipes dirigeantes d'Orange en vue de poursuivre un développement futur plus affiné.

Le contexte

Dans le cadre de son projet d'entreprise, France Télécom Orange place les salariés au coeur de ses priorités. L'entreprise s'engage à être plus proche de ses salariés et à respecter l'équilibre vie professionnelle-vie privée, à veiller à l'égalité professionnelle hommes femmes.
Le bien-être des salariés est une préoccupation majeure, une priorité au service des clients. Les conditions de travail (outils, environnement) adaptées à l'activité au quotidien des salariés sont ainsi indispensables à la réussite collective. Cependant, l'aménagement d'espaces de travail et l'architecture même d'immeubles de bureaux sont essentiellement pensés au travers de valeurs de rentabilité et de productivité. L'intégration d'aires, d'espaces ou d'événements permettant le repos et/ou la détente est fortement négligée, laissant peu de place à la part humaine, cognitive et émotionnelle du salarié. Or, l'impact de l'environnement de travail sur le salarié, son bien-être quotidien, la perception qu'il développe de lui-même, de son travail et de son employeur ont des répercussions directes sur ses performances. La ponctuation d'une journée ou d'une session de travail par des pauses est nécessaire pour que l'organisme maintienne un niveau adéquat de vigilance. Même brèves, elles lui permettent d'être plus efficace et serein au cours de l'exécution de ses tâches de travail. Le couple travail/pause apparaît de plus en plus comme une composante essentielle au développement d'espaces de travail harmonieux. Même s'ils restent soumis aux contraintes strictes du monde de l'entreprise, comment penser de nouveaux comportements, aménagements et réflexions sur l'espace de travail ?


Les étapes de la méthodologie

► L'enquête sur les usages / La phase d'immersion
15, 16 et 17 juillet 2009

Lyon est parmi les plus grands bassins d'emploi de province, le site de Vivier Merle où s'est déroulée l'enquête pendant trois jours, est le deuxième site national pour les métiers de la relation clients par téléphone. Il est ainsi un terrain d'immersion idéal pour enquêter sur les pratiques du repos dans les centres d'appels.
La designer qui a mené cette étude s'est attachée à observer le déroulement d'une journée de travail pour les salariés du site avec ses flux, ses rythmes et ses interactions. Elle a poursuivi l'enquête en procédant à des entretiens avec le personnel du centre d'appel de Vivier-Merle de manière à cibler plus précisément cette notion de repos au travail.
Cette enquête a eu pour objectif d'obtenir un état des lieux « sensible » et concret de l'activité du site Orange FT Vivier-Merle. Les données affinées sur les employés, leur perception de la détente/repos sur leur lieu de travail ainsi que sur l'architecture, les espaces et leur occupation ont permis de nourrir la phase d'analyse afin que celle-ci soit spécifique du lieu et des besoins des individus qui y évoluent et d'élaborer ainsi des pistes de recherche pour la phase de workshop.

En quelques chiffres
> Site enquêté : 1, le centre d'appel Orange FT de Vivier-Merle à Lyon
> Durée d'enquête : 3 jours sur le site en immersion
> Nombre d'enquê­teurs : 1 designer, Marie-Virginie Berbet


► L'analyse
Septembre, octobre 2009

L'enquête sur les usages du centre d'appel a permis de déterminer les potentielles sources de fatigues et/ou de stress qui peuvent affecter les collaborateurs du site Vivier-Merle afin de cibler l'intervention future et de cerner les besoins en repos (dû à une surcharge de travail ou à un travail contraignant par exemple), en détente/relaxation (travail demandant une grande concentration et un besoin de déconnection pour revenir performant) et en « bien-être » (pour une meilleure perception générale de l'environnement de vie au travail / générer une meilleure « ambiance »). Plusieurs facteurs, comme le fait d'être par exemple soumis à un flux d'appels aléatoires, ou d'être suivi en continu par l'équipe des managers, constituent de potentielles sources de stress car ils impliquent une sollicitation accrue des ressources personnelles du collaborateur. Pris séparément ces facteurs ne peuvent être considérés comme des sources de tension excessive. Par contre, leur cumul tend à maintenir les collaborateurs dans une tension permanente pouvant générer une fatigue à long terme.
La matière recueillie lors de l'enquête met en évidence que le travail en centre d'appel est une tâche contraignante, capable de générer une usure sur le temps, source elle-même puis réciproquement, de stress et de fatigue. Il a été observé que deux temporalités d'usure se côtoient, une courte et une plus longue. Ces deux temporalités donnent lieu à de possibles interventions, elles vont ainsi structurer la phase du projet en étant les principales pistes de travail.


► Le workshop
Du 16 au 20 novembre 2009

La phase de projet intègre l'ensemble des contraintes existantes (configuration du site, population, nature et organisation actuelle du travail) afin de proposer des réponses selon trois pistes d'intervention. Le workshop s'est attaché aux interventions situées dans l'environnement immédiat de travail. Il a porté notamment sur le développement de pauses au poste de travail ou à proximité, ainsi que sur l'optimisation de comportements, aménagements ou zones existants dans l'entreprise. Il a de ce fait investigué un ensemble de moyens visant à limiter le développement ou l'extension du phénomène d'usure caractérisé lors de la phase d'immersion.
Les étudiants ont d'abord effectué une visite du site de Vivier-Merle avant d'esquisser des problématiques qui ont permis d'élaborer des scénarii de réponses comme base de projets à développer par la suite.

► Les résultats
Les propositions de Marie-Virginie Berbet :

Conçus par le designer Marie-Virginie Berbet, les deux dispositifs, constitutifs de la gamme (calm), s'appuient sur des principes et des bases scientifiques.

- La (calm) CHAIR, module de relaxation, composé d'un fauteuil et d'une lumière, accompagne l'utilisateur vers la détente grâce à une dynamique lumineuse spécifiquement paramétrée pour produire un rythme relaxant. Celui-ci reprend le rythme utilisé par la méthode de cohérence cardiaque issue de recherches médicales dans le domaine des neurosciences et de la neuro-cardiologie. En calant sa respiration sur le rythme de pulsation de la lumière, l'utilisateur atteint un état de cohérence cardiaque propice à la détente et au bien-être. En moins de dix minutes, l'organisme se ressource et atteint un état de détente limitant le développement de troubles psychosomatiques.

- Le (calm) SPACE est un micro-espace de sieste et de repos individuel spécialement conçu pour créer un environnement physiologiquement adapté à la pratique de siestes courtes. (powernap). Cette technologie propose des séquences sonores et lumineuses spécifiquement adaptées pour des siestes courtes. Les longueurs d'ondes des séquences lumineuses sont précisément calibrées pour émettre, dans des spectres permettant ou non la sécrétion de mélatonine, l'hormone du sommeil. En début de séquence, les longueurs d'ondes lumineuses favorisent l'endormissement. En fin de séquence, la lumière émet dans des longueurs d'ondes bloquant la sécrétion de mélatonine, ayant ainsi des effets stimulants sur l'organisme et préparant celui-ci à retrouver son activité. La coque externe semi-fermée apporte une isolation acoustique et visuelle qui crée un micro-espace personnel et intime pouvant s'intégrer dans un espace existant. Plusieurs durées de sieste sont disponibles permettant à chaque salarié d'adapter son temps de sommeil à ses besoins : de dix, quinze ou vingt minutes, les séquences ne dépassent pas trente minutes au-delà desquelles l'individu peut se sentir nauséeux et fatigué au réveil (ce que l'on appelle l'inertie du sommeil). Ces courtes durées répondent aussi aux contraintes d'un lieu de travail.

Les deux dispositifs (calm) accompagnent les collaborateurs dans leur pause en donnant à celle-ci une temporalité et une activité précises. Le personnel trouve ainsi dans son environnement de travail des dispositifs lui permettant de se détendre.

Équipe de recherche

Marie-Virginie Berbet, designer, chef de projet
Marie-Haude Caraës, politologue, direction scientifique (suivi de la recherche)

Les étudiants de l'ESADSE qui ont participé au workshop :

Julien Bouvard
Sébastien Cluzel
Claire Debien
Céline Forestier
Arnaud Gauthier
Maxime Grosjean
Géraldine Moriamé
Morgane Pluchon
Eva Rielland
Lucile Schrenzel Pasin
Quentin Simonin

Les partenaires

Orange FT