
Au cours d’un cursus d’études dans une école d’art, les méthodes de travail ainsi que les médiums de prédilection se précisent. Il convient de permettre aux étudiantes et étudiants de trouver, au sein de l’école, l’accompagnement pédagogique et le cadre de travail qui leur soient les plus appropriés. Si la mention AC-DC s’intéresse à l’espace public et au travail collectif et si la mention XP considère principalement l’exposition comme pratique, l’Atelier se veut une troisième voie, complémentaire, d’un lieu où il s’agit de faire.
Dans la diversité des pratiques contemporaines, le travail en atelier demeure une constante. Il permet à la fois aux artistes de penser, d’expérimenter, de fabriquer une œuvre qui aura, par la suite, de nombreuses possibilités d’existence (galeries, musées, réalisations « in situ », « hors les murs », réseaux sociaux, etc.).
Cet espace de maturation et de concrétisation des œuvres est aussi, dans un environnement pédagogique, un lieu de rencontre, de discussions, de débats, permettant un suivi privilégié du travail en train de s’accomplir.
La nouvelle mention L’Atelier a été pensée pour les étudiantes et étudiants dont le travail est prioritairement recentré sur les médiums suivants : dessin, peinture, sculpture, vidéo/cinéma, photographie et écriture.
Il est nécessaire que l’Atelier puisse être identifié comme un lieu précis où les étudiantes et étudiants se réunissent pour travailler et qu’ils ne soient pas dispersés dans des espaces divers.
Ce lieu sera aussi l’occasion de présentations publiques du travail des étudiantes et étudiants, leur permettant de se confronter à l’exercice d’exposition, lors de rendez-vous mensuels (fréquence à définir). Ainsi, cet atelier sera-t-il aussi dédié à la rencontre avec des publics désireux de découvrir le processus de création artistique.
Ce travail en atelier ne saurait négliger les rencontres bénéfiques et propices à l’accomplissement de toute réalisation. Aussi, les étudiantes et étudiants de ce master, outre les enseignantes/enseignants et assistantes/assistants d’enseignement qui accompagneront leurs projets, bénéficieront d’un regard d’artistes invités .
Afin de consolider la dimension professionnalisante des études, des visites d’ateliers d’artistes et de lieux institutionnels jalonneront les deux années de cette « phase projet ».

Il s’agit de créer les conditions idéales à l’émergence d’une constellation de pensées, d’intentions, de choix, de références faites par un sujet et cristallisées dans une forme. L’enjeu porte donc sur l’élaboration d’une forme qui ait une puissance de présence, quelles que soient ses caractéristiques techniques et matérielles. Les démarches privilégient une volonté d’éprouver le monde par une phénoménologie du sensible. Si une expérience est singulière, les démarches artistiques n’envisagent pas les questions qui se posent dans le monde d’aujourd’hui sous un regard englobant, mais à partir de situations de perception uniques qui en restituent la complexité et, souvent, la polysémie dialectique. Cette expérience sensible se manifeste dans l’œuvre par sa matérialité (en particulier lorsqu’il s’agit de peinture ou de sculpture) et s’agence aussi dans les processus d’écriture, les diverses relations à l’image (picturale, photographique, vidéo) et les dispositifs numériques.
Elle intègre enfin pleinement les démarches où la recherche d’une forme ou d’un geste travaille avec des éléments de la nature, du vivant, selon une attention contemporaine à notre environnement, dans toutes les acceptions que ce mot peut recouvrir, qu’il s’agisse du biotope, du « monde de l’art » ou d’enjeux sociaux et politiques.
Sandrine Binoux, Alexandra Caunes, Camille Corlieu-Maezaki, Karim Ghaddab, Rémy Hysbergue, Jean-Philippe Jullien, Fabrice Lauterjung, Stéphane Le Mercier, Laurence Mauderli, Valérie Orgeret, Vincent Rivory, Anne-Sophie Seguin, Éric Suchère, Anthony Vérot.
Partenaires
FID Marseille, URDLA – centre international estampe & livre, Compagnie Hallet Eghayan, Le 1103, Site culturel des caves de la Chartreuse, Orchestre du conservatoire Massenet, Carrefour des Arts, Frac Auvergne, IAC Villeurbanne, Musée d’Art et d’industrie.
Depuis 2012, l’Esadse archive et propose de découvrir les projets des diplômés en images :
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