Projet de recherche

Nature standard ?

La modernité en ses confins

Par Simone Fehlinger

Tignes © Delphine Hyvrier

Un projet de recherche de Delphine Hyvrier (doctorante UJM/Cité du design).

Axe systèmes techniques
Représentations culturelles ― design et architecture comme projet politique ― soft-power ― histoire environnementale ― histoire des sensibilités ― mythe du progrès ― ontologies ― modes d’habiter ― standardisation

Projet porté : Delphine Hyvrier, doctorante UJM/Cité du design / PhD Candidate UJM/Cité du design

2019–en cours

Pour s’adapter à un milieu, les humains développent nécessairement des représentations collectives de la nature, légitimant ainsi leurs relations au vivant. Ces représentations sont médiatisées par des instruments et techniques socialement partagés. Cet ensemble de rapports au milieu, à la fois symboliques et matériels caractérise nos modes d’habiter, nos façons de concevoir des architectures, des objets et de les utiliser quotidiennement. L’imminence des limites atteintes par la non-durabilité de nos modes de vies occidentaux impose une contre-enquête sur nos modes d’habiter et sur les compréhensions et représentations culturelles de la nature qu’ils portent ou favorisent. Ces modes d’habiter ne sont pas immanents, ou strictement rationnels, mais ont été influencés par des contextes historiques, des décisions politiques et leurs applications.

Il existait au début du siècle dernier une grande diversité de modes d’habiter en France, issus d’une multiplicité d’adaptations aux zones géographiques, climats et topographies du pays. La période de la reconstruction au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, a favorisé l’application des théories modernes de l’habiter par le design, l’architecture et l’urbanisme. Ces disciplines, travaillant à l’intersection de problématiques esthétiques, ergonomiques et techniques contribuèrent à réorganiser à une échelle nationale les modes de vie selon des normes et concepts précisément établis. Ces disciplines ont-elles contribué à façonner notre représentation collective actuelle de la nature en standardisant les divers rapports au milieu existant alors ? Comment cette influence opère-t-elle ? Dans des lieux où les représentations de la nature sont nombreuses et clivantes, comment habite-t-on ensemble une nature multiple ?


Par Simone Fehlinger


⚠️
Votre navigateur est obsolète, l’affichage des contenus n’est pas garanti.
Veuillez effectuer une mise à jour.