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Partenariat Route des Villes d’eaux du Massif central

Par Magali Theoleyre

Initié en 2019, le partenariat pédagogique entre l’Esadse et la Route des Villes d’eaux du Massif central a pour but de proposer une interprétation de la culture thermale aux étudiants, à travers le prisme du graphisme, de l’objet et de l’espace.

La Route des Villes d’eaux du Massif central œuvre à la valorisation des spécificités de ses 18 villes thermales membres à savoir le bien-être et le patrimoine thermal. Sur l’axe patrimonial, cette association s’appuie sur l’histoire, l’architecture et le cadre de vie des stations thermales pour développer des actions de médiation innovantes. La Route des Villes d’eaux du Massif central souhaite proposer des voyages artistiques au grand public pour faire découvrir la culture des villes thermales à travers le concept des Accros du Peignoir, une communauté qui se nourrit de l’art de vivre des villes d’eaux.

Ce projet protéiforme implique plus de 70 étudiants encadrés par les enseignants Emmanuelle Becquemin, Laurent Grégori, Vincent Lemarchands, Jean-Claude Paillasson et Anthony Vérot.


Affiche Néris-les-Bains ©  Perrine Pernoud

Projet d’affiches
« Les étudiants de l’Esadse ont dessiné des affiches en résonance avec le patrimoine et l’activité des villes thermales, en mobilisant leur imaginaire singulier et collectif. En une semaine de workshop avec Baptiste Deyrail, illustrateur et graveur, un travail de création et d'échanges avec les étudiants a permis de concevoir 18 affiches correspondantes à chacune des villes d’eaux du Massif central. Des approches sensibles mettent en évidence un régime aquatique et spatial commun à ces lieux de soin. »


À toi, et pour tout le monde © Raphaële Larose

Projet de design A toi, et pour tout le monde
Larose Raphaële 
Matériaux : textile : broderie en laine + vêtements en Lin

« À toi, et pour tout le monde est un projet textile, illustrant trois cancers en broderie pour dénoncer la surconsommation des pesticides, à l’origine du développement massif de cancers. Sensibiliser les populations à ce danger par la médiation de vêtements, portés par chacun, chaque jour, permet de s’afficher, d’interpeller, de renseigner et d’aider toute la communauté. Portés par l’entourage qui soutient un proche malade, portés dans les lieux publics pour une prise de conscience large et rapide, ces vêtements ne protègent pas des pesticides (seule une combinaison étanche le permet) ils procurent à minima le sentiment de fierté de se battre pour les malades, passés et futurs. »


Projet de fictions, sous forme de vidéos
« Quelle influence majeure aura en 2050 « Les accros du peignoir », la communauté initiée en 2016 par Réseau des Villes d’eaux ? Les étudiants de la mention design d’espace nous projettent dans des futurs possibles : à la croisée de la philosophie, du thermalisme et des bouleversements socio-environnementaux à venir, trois sociétés se structurent sur le mythe, la spiritualité, ou la religion d’État. Cette réflexion sur les accros du peignoir en 2050 ouvre sur des fictions, sur des possibles qui pourraient advenir. C’est un travail à la fois prospectif, critique et poétique.  Le résultat global des étudiants réside sur le parallèle entre trois fictions, une dystopique (religion d’État) une mélancolique (mythologie) et une optimiste (spiritualité) sous forme de vidéos. »


Peignoir Les bourgeons perlins © Salomé Kahn et Mathias Hû

Projet peignoir Les bourgeons perlins
Tissu éponge et nid d’abeille, broderies en fils de coton, perles en bois vernis

« Une paire de peignoirs issue de la fusion d’un travail de forme et de motif. La forme est enveloppante, conserve la chaleur du corps à l’intérieur. La fermeture du premier peignoir est assurée par une bande que l’on vient reposer sur l’épaule. Sa manipulation nécessite alors des gestes plus amples qui marquent une transition plus nette entre l’état nu et l’état enveloppé. Le second peignoir se ferme par une attache conventionnelle. Le motif est inspiré des couleurs des paysages du Massif central. Il est généré par un programme informatique qui permet à chaque peignoir d’être unique, tout en garantissant la cohérence de l’ensemble. Les deux peignoirs sont accompagnés d’une bande massante, tissage de billes de perles en bois vernis. Les prototypes ont été développés et produits en collaboration avec Blandine Goin et Rachel Magnard, enseignantes au lycée des métiers de la mode Adrien Testud aux Chambon-Feugerolles. »


Retrouvez une sélection des projets dans l’exposition Culture bains au centre culturel Les Passerelles de Montrond-les-Bains, du 10 mai au 28 juillet 2021.

www.media-lespasserelles.fr

Par Magali Theoleyre


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