Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’exposition « Design en main » à la Galerie nationale du design

Entre de bonnes mains est une discussion entre des personnalités dont le travail fait écho aux problématiques soulevées dans la dernière section de l’exposition « Design en main » de Laurence Mauderli.

Depuis 2015, l’agence de design Bold ( William Boujon et Julien Benayoun ) est un laboratoire de recherche autour de l’impression 3D.
Leurs nombreuses expérimentations les ont menés à intégrer le 8 Fablab, situé à Crest dans la Drôme. Cette coopérative, spécialisée dans la fabrication numérique, a permis à Bold d’explorer la technique d’impression 3D du matériau terre.
Les trois pièces exposées dans « Design en main » serviront de point de départ pour aborder le parcours de l’agence et évoquer les possibilités qu’offrent l’impression 3D.

La créatrice Jeanne Goutelle magnifie quant à elle les rebuts de l’industrie textile. En 2017, après une carrière à l’étranger, elle s’installe à Saint-Étienne et s’intéresse à la rubanerie, savoir-faire qui a fait la renommée du territoire.
À la faveur d’un partenariat avec un industriel local, elle récupère des rubans qui n’ont plus d’usage pour créer des œuvres qui donnent une autre vision de l’upcycling. Les objets textiles qu’elle conçoit floutent les frontières entre art, artisanat et design. Jeanne Goutelle présentera son travail qui s’inscrit plus globalement dans le renouveau des arts textiles (tapisserie, tapis…) et des préoccupations environnementales.

Depuis 2019, JN Mellor Club (Karine Arabian et Franck Blais) déjoue également les catégorisations en créant des objets/sculptures en cuir. En 2023, il est lauréat de la résidence de recherche et de création à la Villa Kujoyama, à Kyoto. Cet établissement artistique qui relève du réseau de l’Institut français a pour vocation de renforcer le dialogue interculturel entre la France et le Japon. Le projet de JN Mellor Club était de rencontrer des artisans et d’étudier des savoir-faire particuliers dans la région du Kansai, berceau ancestral du travail du cuir. À travers cette expérience, Karine Arabian et Franck Blais aborderont la question de l’hybridation des cultures.
Ce projet bénéficie du programme post-résidence de la Villa Kujoyama, avec le soutien de l’Institut français, l’Institut français du Japon et la Fondation Bettencourt Schueller.





