DNSEP Art

Célia Descours

Mon travail de sculpture se porte sur l'objet façonné (souvent en métal) dont l'apparence crée des sensations antagonistes entre attirance et répulsion. Pourtant, les objets sont susceptibles d'être manipulés. La question de la fonctionnalité des objets est traitée par un travail ergonomique comme les objets pensés pour être contenus dans la paume de la main. Cette capacité des objets-sculptures à suggérer une autre utilisation possible est au coeur de mon travail.
 
Ici, le collier en acier a pour point de départ l'entrave d'esclave et se conjugue avec une peinture de carrosserie rose pailletée, un clin d'oeil à la pratique du tuning qui s'approprie des objets industriels en les rendant plus intimes. La minerve faite à la mesure de mon corps accompagne le collier en brouillant les pistes, entre l'orthèse qui fortifie le corps et le joug qui assujettit les mouvements. Homologuée comme objet médical mais exposée sur un socle, elle devient un objet d'art. On l'a regarde alors moins pour sa fonction médicale que pour ses formes, sa couleur et sa dimension plastique.

La vidéo propose quant à elle d'autres lectures : il pourrait s'agir d'une présentation d'objets techniques dans un show-room, voire d'accessoires liés à une pratique sadomasochiste. Cette double proposition me permet de poser les objets dans une forme d'hybridité car ils ont alors une possible fonctionnalité. On s'attarde sur le choix sensible des matériaux, tandis que le dispositif de monstration ajoute une dimension sacralisante.


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