DNSEP Design

Valentin Graillat

Impluvium

« Nulle part ni jamais la forme n'est résultat acquis, parachèvement, conclusion. Il faut l'envisager comme genèse, comme mouvement. Son être est le devenir et la forme comme apparence n'est qu'une maligne apparition, un dangereux fantôme. (...) La forme est fin, mort. La formation est vie. »  Paul Klee, Théorie de l'art moderne, 1920
 
Impluvium est un projet qui s'appuie sur l'observation de formes mobiles, non figées, parfois instables dont l'équilibre s'articule autour du mouvement de l'eau, matière indomptable aux usages contemporains.
Deux propositions parallèles émergent de cette réflexion. La première tend à réhabiliter une digue de bord de mer, dans la ville de Wimereux, en élaborant un système d'aménagement extérieur. La seconde propose de réinventer le lavoir collectif comme territoire de partage au sein d'un immeuble. En faisant référence à l'évolution typologique des lavoirs communaux français et à leurs microarchitectures, je redessine un dispositif aux mouvements orchestrés par l'usage de l'espace et des machines mises à disposition.


L'installation se compose d'une table centrale de forme circulaire et d'une série de huit luminaires répétitifs en tension. Ces éléments s'inspirent des pierres à laver jalonnées de colonnes, à l'image des lavoirs impluviums du 19e siècle. Système perméable aux changements, la dynamique du lieu évolue au gré des horaires et des mouvements humains. Une fois introduit dans le lieu, le flux lumineux s'accorde aux mouvements circulaires du tambourin des machines, les usages se dessinent peu à peu et l'espace reprend vie par la force onirique.


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