Deux conférences organisées dans le cadre du cycle de rencontres As long as you don’t steal we share

Dans cette présentation, nous aborderons la pratique des serveurs trans*féministes, leur utilité, la manière dont nous pouvons prendre soin des machines en tant qu’infrastructures affectives, et comment nous pouvons réinventer un langage technique plus inclusif, au-delà des préjugés sexistes qui prédominent dans les communautés de logiciels libres et open source.
Mara Karayanni (Μάρα Καραγιάννη) est un.e artist.e et technologue originaire de Grèce. Le travail de Mara porte sur les médias informatiques et analogiques pour l’édition, la sérigraphie, la programmation informatique, la création de manuels techniques artistiques, et la rédaction de textes critiques sur le genre concernant l’internet et les technologies libres et open source. Mara fait partie des serveurs féministes Anarchaserver et Systerserver, qui hébergent des mailing listes, mastodon et peertube, du streaming et des œuvres d’art expérimentales vidéo sur le cyberféminisme et le technoféminisme. Mara a étudié les arts graphiques à l’École des beaux-arts d’Athènes et est titulaire d’un master en design média du Piet Zwart Institute de Rotterdam (2008). Mara vit entre Bruxelles et Londres.
Tuvalu, petite nation insulaire située au milieu de l’océan Pacifique, se trouve aujourd’hui menacée de disparition en raison du réchauffement climatique et de l’élévation du niveau de la mer qu’il entraîne. Pour répondre à cette menace, le gouvernement de Tuvalu a avancé une proposition sensationnelle : se convertir en « la première nation numérique du monde ». Dans cette conférence, nous explorerons les conséquences possibles de cette idée nouvelle et radicale, sans manquer d’en souligner certaines implications potentiellement sinistres.
Nicola Manghi est anthropologue. Depuis son doctorat, il étudie Tuvalu, un petit pays insulaire d’Océanie qui, menacé par les effets du réchauffement climatique, est en train de transformer le sens même de la souveraineté. Après avoir travaillé pendant deux ans comme chercheur postdoctoral à l’EHESS, il est désormais chercheur postdoctoral à l’Université de Turin. Il est co-rédacteur en chef du Journal de la Société des Océanistes. Il a traduit en italien des ouvrages de Bruno Latour et d’Isabelle Stengers.




